Claude Code · /loop & Workflow · Leçon 2
Quand une seule paire de mains ne suffit plus

Workflow — orchestrer des agents

Au lieu de tout faire lui-même, Claude écrit un petit plan d'orchestration et recrute une équipe d'agents qui travaillent en parallèle. Vous, vous regardez le tableau de bord.

Rappel express (leçon 1) : /loop = répéter une tâche dans le temps. Workflow, c'est l'autre axe : plusieurs agents en même temps sur une grosse tâche. ↩ revoir la leçon 1

L'image mentale

Demandez à Claude « relis ces 40 fichiers » : il les lira un par un, dans une seule tête, qui finit par saturer.

Avec un workflow, Claude devient chef de chantier : il écrit un script d'orchestration, puis recrute des subagents — chacun avec une mémoire fraîche et une mission étroite — et assemble leurs résultats à la fin.

Un workflow typique s'organise en phases. Exemple : une revue de code complète.

Phase 1 — Chercher (en parallèle)
🔍 agent « bugs » 🔍 agent « sécurité » 🔍 agent « performance »
↓ chaque trouvaille passe à la suite
Phase 2 — Vérifier
⚖️ un agent sceptique par trouvaille : « prouve-le ou jette-le »
Phase 3 — Synthétiser
📝 rapport final : uniquement les problèmes confirmés

La phase 2 est la signature des bons workflows : des agents indépendants contre-vérifient, ce qu'une seule tête ne peut pas faire honnêtement.

Comment on le déclenche

Les workflows sont opt-in : Claude n'en lance jamais un de sa propre initiative. Deux façons de donner le feu vert :

# 1. Le demander avec vos mots :
utilise un workflow pour auditer les leçons du site

# 2. Le mot-clé magique « ultracode » dans le prompt :
ultracode : revue complète de cette branche

Claude écrit alors le script d'orchestration pour vous (vous n'écrivez pas de code), le lance en arrière-plan, et vous prévient à la fin. Pendant que ça tourne, tapez /workflows pour voir l'avancement en direct : les phases, les agents actifs, qui a fini quoi.

Pourquoi opt-in ? Le coût. Un workflow peut recruter des dizaines d'agents (~16 en simultané, jusqu'à 1000 sur toute l'exécution) — chacun consomme des tokens. C'est un bulldozer : formidable pour un chantier, absurde pour planter une fleur.

Le bon réflexe : quand demander un workflow ?

La tâche se découpe en morceaux indépendants. Auditer 40 fichiers, vérifier tous les liens d'un site, migrer 30 tests : chaque morceau peut vivre dans sa propre tête.

Vous voulez de la confiance, pas juste une réponse. « Audite à fond », « sois exhaustif » : des agents sceptiques indépendants contre-vérifient chaque trouvaille.

Tâche petite ou séquentielle. Corriger un bug précis, renommer une fonction : un seul Claude suffit, le workflow ne ferait que coûter plus cher.

Tout dépend d'un même fil de contexte. Si chaque étape a besoin de toute l'histoire de la précédente, le découpage en têtes fraîches fait perdre plus qu'il ne rapporte.

À vous : votre premier workflow

Un chantier réel, sur ce dépôt. Dans votre session Claude Code :

  1. Tapez : utilise un workflow pour relire toutes les leçons publiées dans web/ : un agent par leçon qui vérifie liens, affichage mobile et erreurs, puis une synthèse
  2. Pendant que ça tourne, tapez /workflows et regardez les phases et les agents avancer en direct.
  3. À la fin, lisez la synthèse — et comparez : combien de temps ça aurait pris en séquentiel ?

Vous venez de diriger votre première équipe d'agents — sans écrire une ligne de code.

Vérifiez-vous

1. « Vérifie tous les liens externes des 3 sujets du site » — workflow ou pas ?

✓ Découpable + parallélisable = workflow. /loop serait un contresens : il s'agit de faire la vérification une fois mais en grand, pas de la répéter dans le temps. (/loop deviendrait pertinent si vous vouliez cette vérification chaque semaine.)

2. Pourquoi Claude ne lance-t-il jamais un workflow sans votre accord ?

✓ C'est une question de coût, pas de risque : des dizaines d'agents = des tokens en proportion. D'où l'opt-in explicite (« utilise un workflow » ou le mot-clé « ultracode »). Le script, lui, c'est Claude qui l'écrit.

3. Un workflow tourne. Comment voir où il en est ?

/workflows est le tableau de bord dédié. Et le /loop serait doublement inutile : le workflow tourne en arrière-plan et Claude vous prévient tout seul à la fin — exactement le « travail qui prévient tout seul » de la leçon 1.

À retenir

Workflow = une grosse tâche découpée entre plusieurs agents parallèles, souvent en phases chercher → vérifier → synthétiser. C'est opt-in (« utilise un workflow » ou « ultracode ») car coûteux ; suivi en direct avec /workflows. Mémo : /loop répète, Workflow démultiplie.

Une question ? Demandez à votre agent : « cette tâche-ci, workflow ou pas ? », « montre-moi le script que tu écrirais », « combien d'agents ça prendrait ? ». C'est le meilleur moyen d'affûter le réflexe.
Sources : Orchestrate subagents at scale with dynamic workflows — doc officielle · Create custom subagents · Run agents in parallel (comparatif)